Intérêts généraux 26.09.2019 Comment prévenir l’absentéisme au travail chez l’employé de bureau?

Prévention absentéisme ergonomie employé bureau

Comment prévenir les inconforts et les douleurs qui amènent aux blessures et à la perte de productivité au travail? Comment éviter que l’invalidité de courte durée se transforme en longue durée? Ces questions ne sont pas simples à répondre. Mais voici nos constats découlant de la prise en charge, en 2018, de plus de 900 dossiers d’employés de bureau qui vivent une des situations suivantes : des douleurs et des inconforts importants, un trouble musculosquelettique, un billet médical, un suivi par un professionnel de la santé ou une situation de retour au travail.

La posture assise : la grande coupable?

Saviez-vous que le tiers des employés, tous milieux de travail confondus, s’absentent pour des problèmes musculosquelettiques? Malheureusement, dans l’environnement de bureau, les gens attendent souvent longtemps avant de déclarer leur inconfort. Sur 922 travailleurs traités, 27 % ont des douleurs au dos, 27 % au cou, 21 % aux épaules, 17 % aux avant-bras et finalement 6 % aux membres inférieurs. Bien qu’une mauvaise ergonomie du poste de travail peut être en cause, les équipements ne sont qu’une partie de la solution.

 

Comment éviter d’aggraver les symptômes, les inconforts ou la blessure?

Lorsqu’un employé a des inconforts, il est primordial de faire une intervention globale afin d’éviter l’aggravation ou la récidive des symptômes de douleur et d’inconforts. Le gestionnaire (ressources humaines, santé sécurité ou de 1er niveau) doit s’assurer que l’intervention avec l’employé intègre les 3 variables suivantes :

  • Éliminer les risques ergonomiques à la source tout en ajustant le poste selon la condition de l’employé.
  • Enseigner à l’employé les postures et les méthodes de travail à adopter. Il faut se rappeler qu’un environnement de travail sécuritaire et productif ou un équipement comme une chaise peuvent être mal utilisés.
  • Développer l’autonomie de l’employé en misant sur la responsabilisation.

Bref, l’employé doit comprendre qu’il est en contrôle des méthodes utilisées, des exercices à réaliser et de ses bonnes ou mauvaises habitudes. C’est en prenant conscience que son bien-être au travail est entre ses mains que les résultats positifs seront au rendez-vous.

 

Les cinq conditions de succès des interventions en ergonomie:

  • Agir rapidement. La prise en charge rapide augmente le taux de succès et permet de minimiser les dommages collatéraux : journées d’absence, perte de productivité, coûts de soins de santé, etc.
  • Prévoir le temps suffisant à l’intervention : environ 90 minutes.  Notre expérience des 25 dernières années nous a appris que pour réaliser une intervention qui aura de l’impact, il faut y accorder le temps nécessaire en passant par des étapes clés.
  • Développer une relation de confiance. Au-delà du volet technique lié à l’ergonomie, l’écoute, l’empathie et la capacité à faire adhérer l’employé aux recommandations sont les clés du succès de l’intervention.
  • Responsabiliser l’employé en lui faisant comprendre qu’il devra changer certaines habitudes et en intégrer de nouvelles.
  • Faire des suivis pour valider et évaluer les résultats. Et bien sûr, ajuster le tir si nécessaire.

 

Des résultats probants en prévention de l’absentéisme pour l’employé de bureau

Avec cette approche globale et adaptée incluant l’ergonomie du poste, les postures et méthodes de travail, les exercices spécifiques et les suivis, nous avons réussi à stabiliser, réduire ou éliminer les symptômes d’inconfort chez 93 % des employés. Cette stratégie permet donc de réduire l’absentéisme et la perte de productivité.

Mais plus important encore, 97 % des employés se sentent en confiance après l’intervention. Ce qui se traduit par des employés en santé, plus présents au travail et plus productifs. Bref, la prévention de l’absentéisme des problématiques musculo-squelettiques, c’est bénéfique pour l’employé et l’employeur.

Infographique de l’étude de cas